Archive for juin 2007
constatations éphémères
Aujourd’hui :
• J’ai remarqué qu’un garçon qui porte des capris avec des chaussures et des bas devrait peut-être songer à mettre des pantalons. Tout simplement.
• Je me demande pourquoi c’est toujours les petites grassouillettes qui portent des vêtements ultraserrés, et ce, sans aucune gêne, quand j’ai toute la misère du monde à mettre une blouse cintrée. Je les envie. Non, je suis jalouse.
• J’ai constaté que les jupes sont TRÈS courtes cette année. Pas certaine que j’aime ça.
• Je sais qu’il y a un garçon au bureau qui me plaît vraiment. Ça me gêne.
• J’écoute Martha et je me demande pourquoi Rufus n’a pas le même génie.
• Je me suis aperçue que des choses cool m’arrivent et je ne m’en rends même pas compte. Sur le coup.
• Je suis une vraie white-trash-pseudo-intellectuelle-à-gogo pas crédible. C’est correct, je m’assume.
• J’avoue que j’aurais besoin d’un crash course pour Facebook. Je suis vraiment nulle.
• Je trouve que je ne vois pas mes tatas de soirée-jeux assez souvent. Je m’ennuie.
• Je regarde mon gear et je me dis que je ne l’oublierai pas de sitôt.
• Je déteste le facteur Humidex. Il est con.
• Je souhaiterais être auteure-compositrice-interprète même si je ne sais ni chanter ni jouer d’un instrument. Le gazou, ça comptes-tu ?
• J’aime avoir des frissons quand des paroles de chanson viennent me chercher. C’est un moment magique. Comme les poudings.
juin 27, 2007
début de journée de marde
6 h 37 : bip-bip-bip fatigants du réveil à la con un lundi matin…
6 h 50 : Entortillement complet dans les draps…
7 h 00 : Définitivement prisonnière des draps…
7 h 12 : Évasion des draps, préparation du café…
7 h 13 : Pas de café…
7 h 15 : Retour au calme après trois grosses respirations, lecture du journal…
7 h 20 : Préparation des toasts…
7 h 21 : Pas de beurre de pinotte…
7 h 22 : Maudine…
7 h 25 : Douche…
8 h 00 : Douche trop longue…
8 h 05 : Qu’est-ce que je mets ?
8 h 20 : Retard…
8 h 27 : Vraiment en retard…
8 h 40 : Vite ! Vite ! Vite ! Mon lunch ? shit…
9 h 25 : Arrivée au bureau… pile de documents qui attendent sur ma chaise à relire pour 10 h…
9 h 26 : (respiration) ostiecâlissedesaintsacramentdesaintciboiredecrisspourquoi fautqueçamarrivetoujoursunlundiostiechuécoeuréedetoutecetteostiecalvaired histoiresàlaconmaisfouillemoipourquoijarrivepasapenseraautrechosesiseulementlasemainepouvait finiraupluscrisslavieseraitbelleanouveaupisenplusjemennuiedemesamisdejeuxmattsyletdami queçafaitcrissementlongtempsquejaipasvuspislajemefixecommeobjectifdarrêter depenseramissneveuquestionderetrouverunéquilibrequelconqueetunespritsaina prèstoutlemeilleurresteaveniretjenaipasbesoindelledanslaviepourévoluerenfincest passipirequeçafautjusteapprendreasourire…
9 h 40 : (sourire et soulagement) Bonjour groupe ! Bon matin ! Aloha !
juin 26, 2007
in velo veritas
Je ne sais pas si c’était parce que je me retrouvais en compagnie de ma petite reine à moi et de mon Chéri, ou si c’était l’odeur du fleuve et la lumière qui oscillait sur les vaguelettes à l’horizon qui me rappellaient un certain road trip, ou encore si c’était les 8000 bibittes que je venais d’avaler et qui avaient des propriétés hallucinogènes, mais tout en pédalant aujourd’hui, je me sentais nostalgique. Une nostalgie lourde, pesante, qui frise le désagréable par moment. Je me suis souvenue du voyage que nous avions fait voilà deux ans. Sept filles, deux voitures, aucun véritable sens de l’orientation. La musique dans le tapis pendant 20 heures, question de se garder réveillées. Des pit-stops à répétition parce que Cat avait envie. Encore. Des gallons de café infecte ingérés non pas par pur plaisir mais par obligation. Un lever de soleil sur l’océan à couper le souffle et à réveiller n’importe quel état somnolent. Un traversier qu’on aurait pu éviter, et surtout un mal de cœur que j’aurais pu mieux gérer. La houle. Toujours désagréable, mais en bonne compagnie, tout s’estompe… Impossible d’oublier nos sept jours de vacances en sol américain. C’est le genre de souvenirs auxquels je rattache une importance capitale et que j’évoque avec le plus grand bonheur. C’était le début de grandes amitiés, de partages significatifs et véritables, de rires, de larmes, de promenades infinies nu-pieds, de discussions sans fin sur le bord de l’océan. Des souvenirs liés au soleil des vacances, à l’odeur de l’océan, au son des vagues à minuit, à l’herbe des dunes couchée par le vent, à la crème soleil, au sable, à la chaleur, à l’enchantement, aux premiers ressacs à vie, aux premières lampées d’eau salée avalées de travers…
À vélo aujourd’hui, sur le bord du fleuve avec The Shins qui chantait dans mes oreilles Still to come, The worst part and you know it, There is a numbness, In your heart and it’s growing, je me suis demandée si les paroles s’adressaient directement à moi. Si j’incarnais cette numbness. C’est ce que ma nostalgie est : un engourdissement. Un état latent qui, tranquillement, se change en émotions transparentes chargées de mille et un questionnements grandissants. Aucune réponse, toujours, jamais. À vélo aujourd’hui, sur le bord du fleuve, je regardais l’horizon et un tableau se dessinait sous mes yeux. Un tableau de souvenirs, en général heureux, qui sont désormais chose du passé. Déjà. Mes souvenirs du voyage datent de 723 jours. Mais j’ai quand même l’impression que je suis revenue hier. La seule différence est que les sept filles si proches à ce moment là, ne le sont plus aujourd’hui. Époque révolue.
À vélo aujourd’hui, sur le bord du fleuve, je me suis dit qu’il me reste au moins trente ans pour vivre quelque chose d’aussi exceptionnelle, mémorable.
Enfin, c’est ce que je souhaite.
juin 24, 2007