Archive for 3 août 2007
firenze
Ça y est ! Enfin ! J’avais attendu ce moment depuis des semaines, voire des mois. C’est arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe dans la mesure où je savais que ça allait arriver, je n’avais simplement aucune idée du moment exact. J’étais à l’hôpital. Je venais de faire un effort surhumain puisque je déteste les murs vert malade des hôpitaux, les maladies asceptisées, les planchers qui squintent sous les pieds des infirmières fatiguées. Bref, ça m’écœure royalement. Mais c’est là que je l’ai vu pour la première fois. Toute mignonne, timide et endormie. Je suis convaincue que nos regards se sont croisés à un moment donné et je suis encore plus convaincue qu’elle a essayé de me sourire. En vain. Son souvenir, sa présence hante encore mes pensées. J’ai hâte de la revoir et, oui, de la prendre dans mes bras. Je suis vraiment énervée.
Toutes mes félicitations mes amis, je vous aime. Vous êtes les meilleurs, mes idoles. Née le 1er août à 23 h 14 et pesant presque 8 livres, votre petite Florence est tout simplement magnifique. J’en suis tout amoureuse et pour une fois, je n’aurai pas le cœur brisé…
août 3, 2007
attendre
Toujours attendre.
Mais quoi ? Après qui ? Pourquoi ?
À la naissance, on attend d’être nourris, on attend le toucher maternel, la présence paternelle, on attend d’être réconfortés. C’est une notion qui fera partie intégrante de notre quotidien, fondamentalement parlant. Dès nos premières minutes d’existence.
Attendre les amis.
Attendre les résultats des examens, attendre les notes finales, les lettres de recommandation.
Attendre le bus, le métro, la lumière verte, attendre dans la circulation.
Attendre la monnaie.
Attendre à l’épicerie, au guichet, au restaurant, au cinéma.
Attendre les excuses. Que le temps passe. La maturité.
Attendre l’amour, le bonheur, l’extase, l’orgasme, la satisfaction. Le baiser parfait avec la personne parfaite. Le couple.
Attendre une réponse, un soulagement, une respiration.
Attendre de voir s’il y a mieux ailleurs, attendre après le temps suspendu, attendre la solitude.
Attendre le CD de notre band préféré, la fin des premières parties de spectacle, le livre de notre auteur adulé.
Attendre des nouvelles, un signe de vie, un visage, un réconfort. L’espoir d’une beauté fatale.
Attendre l’emploi. L’hypothèque. Les factures. La maison. Les vacances.
Attendre les enfants. La famille. Les rires, les pleurs, les joies.
Attendre le rêve, la fin d’un cauchemar, le début d’un jour nouveau.
Attendre le soleil, la pluie, les premières bordées de neige, le vent d’automne.
Attendre la fonte des neiges, attendre les abeilles, le miel, l’été, l’humidité.
Attendre le Messie, le Bonhomme Sept Heures, Godot, le père Noël, la Fée des dents…
Peu importe le type d’attente Mon Amour, le vaste, l’éternel, l’absurde, le vrai, le malsain, l’enchanteur, le rêveur, le futile, le viscéral, j’ai juste envie de dire une chose:
Ça doit ben faire 100 fois que j’me rends pas à ton oreille, 100 fois que j’te l’dis pas, mais je l’pense pas moins pareil…
2 comments août 3, 2007