questions
août 17, 2007
Viens, viens me dire que tu m’aimes dans le creux de l’oreille. Accroche ton cœur près du mien, illumine nos vies, prends-moi, embrasse-moi. Est-ce trop te demander ?
Peut-être.
Je te surveille du coin de l’œil. Je t’observe, je t’examine sans scrupules. Tes yeux, tes cheveux, tes mains, ton corps, ton sourire. Tout me fait rêver. Tu me fais rêver. Tentations infinies et indéfinies, désirs incontrôlés, impossibilité de communiquer. J’ai essayé de te parler, mais tu ne m’entends pas, tu ne m’écoutes pas. Tu me regardes sans me voir. Tu me vois sans me reconnaître. En dépit de la distance, des différences, des idées qui nous séparent, je sens ta présence muette et sourde à mes côtés, avec moi. Aime-moi. Malgré le temps passé, les mots, les réminiscences, les frissonnements sont toujours présents. Intensité involontaire. Des sensations aiguisées, précises, secouent toujours mon être paralysé par ta non-présence. La tombée de la nuit amène inévitablement des envies qui ne seront jamais satisfaites. Aime-moi. Je t’ai attendu à la fontaine aujourd’hui. J’espérais que tu y sois. Je voulais te sourire. Je voulais te sauver. De quoi ? Je ne sais pas. Vulgaire mensonge raconté à qui veut bien l’entendre. Je voulais te prouver que la vie n’est pas aussi terne que tu le prétends, qu’elle peut être magnifique. Je voulais te prouver que tout ce qui manque à ta vie, je peux te l’offrir sur un plateau d’argent. Comme ça, gratuitement. Tout pour ton bonheur. Parce que oui, tu le mérites. Tu mérites d’avoir le cœur léger, de prendre une pause et de profiter. J’ai cette prétention dans la vie, j’ai la capacité et la volonté de te faire sourire malgré une torpeur exponentielle. Tu es digne de te faire aimer à ta juste valeur. Je veux te sauver. Aime-moi. Je veux te faire vivre des émotions, des sensations candides au doux parfum de cannelle réconfortante. Je veux que tu comprennes l’importance que tu revêts à mes yeux…
Est-ce trop te demander que de me reconnaître quand tu me vois ? Est-ce trop te demander que d’imaginer ce que notre bonheur propre à nous deux serait ?
Oui.
OK.
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