deuxième aveu
août 19, 2007
Quelle mauvaise idée j’ai eue de butiner, de te laisser voler, envoler, de tes propres ailes quand tu es la seule personne qui me connaît vraiment, quand tu es la seule personne que j’aime absurdement, quand tu es la seule personne avec qui je veux partager mes idées, mes pensées, ma volupté, assurément.
Je t’ai menti. Je t’ai trompé.
Histoires du passé.
Je suis morte, j’ai réssuscité, puis j’ai abandonné. En vain.
Je me suis réveillée en pensant que j’aurais pu être n’importe quoi, n’importe qui.
J’ai essayé d’être une bonne personne, mais je n’étais pas la meilleure.
J’ai perdu la guerre, l’espoir. J’ai perdu ma bataille contre la vie et ses aléas.
J’ai fait des promesses, que je n’ai pas tenues.
Les premières chances, je les ai ignorées, méprisées.
Les deuxièmes chances, je les ai bues, noyées.
Les troisièmes chances ne sont jamais venues, éloignées.
Toutes ces chansons que j’aimais, que je chantais à tue-tête en ne sachant pas ce qu’elles signifiaient réellement pour toi, je les ai brûlées, je les ai oubliées.
Je me suis tue par nécessité.
Avant, je fermais les yeux en horreur sur le mensonge, ma vie.
Maintenant, je les ouvre, impuissante, devant la fatalité, ma duplicité, ton dédain.
On doit se dire adieu.
Faut-il vraiment se dire adieu ?
Changer le cours de l’histoire, de notre histoire, une solution ?
Recommencer à zéro ou à neuf, peu importe, tu choisis.
Puisqu’il n’y a pas si longtemps, on dansait, on chantait, on sautillait.
On s’amusait, on s’aimait.
Assis côte à côte aujourd’hui, c’est à peine si on daigne parler, c’est à peine si on ose se regarder.
Histoires du passé, tu es blessé. Je sais.
Je condamne cette fin, je maudis le destin.
Je m’indigne contre ma solitude méritée.
Je fulmine contre ma mauvaise idée, mon manque d’authenticité.
Peut-être qu’un jour, je serai pardonnée.
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