oui, vraiment.
août 24, 2007
Quatre mois se sont écoulés. Déjà. Je n’ai plus de contacts, mais la corde qui me retient est toujours là. Je suis toujours attachée, difficile à expliquer. Je garde en mémoire les moments, les soirées qui m’ont permis de découvrir une personne tout à fait exceptionnelle, hallucinante. J’en conserve un souvenir impérissable. J’ai arrêté de compter les fois où je m’excusais, où je m’en voulais, où je m’ennuyais. It’s too late to apologize. J’ai cessé d’imaginer que tu dormais à mes côtés, j’ai cessé de sentir tes bras m’entourer, tes lèvres se déposer, tes yeux me dévorer, j’ai cessé de vouloir appuyer mes mains dans le creux de tes reins et créer un univers commun. Notre petit royaume. J’ai arrêté de penser que tu étais le rêve et la perfection. Je rêve plutôt à cette perfection. Mais, j’ai besoin de toi comme un cœur à besoin de battre. Essentiel. Vital. Je m’en remets péniblement. Arythmie. Chaque nouvelle journée, je me punis de t’avoir trahi. Chaque nouvelle journée, je soupire, je prétends que tu n’es pas unique, que je pourrai te remplacer, que tu n’es qu’une chance passée. Le matin vient, laissant le jour serpentant comme mes plus folles aspirations. Quatre mois se sont écoulés et par tous les moyens, j’ai tenté de t’oublier. Les failles, les rechutes, les baisers volés, les nuits endiablées, rien n’efface l’image gravée, les gestes posés, les sous-entendus lestes. Vraiment rien. Plus les jours, les mois avancent, plus la corde se resserre autour de ma taille, tout comme le nœud que j’ai dans le fond de la gorge qui m’empêche d’avaler mes larmes.
Tu me manques.
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1.
Isa | août 25, 2007 at 2:35
Je viens de découvrir ton blog…tu as vraiment une belle plume…
2.
Jainifère | août 27, 2007 at 11:20
ma-gni-fique.