Archive for septembre 2007
1, 2, 3, 4…
Cinq choses importantes que j’aimerais accomplir avant la fin de l’année :
• Aller à NYC pour la première fois, disons le 5 octobre.
• Voir Miracle Fortress, New Buffalo, Caribou, New Pornographers, Fujiya & Miyagi, T&S, Joseph Arthur, Ohbijou, Final Fantasy, Pride Tiger, Patti Smith, Hexes and Ohs.
• Mettre plus d’argent dans mes REER. Ou mieux, acheter plus de CD.
• Faire du vélo jusqu’au 29 décembre pour me débarasser des kilos superflus causés par la délicieuse bière au gingembre du Saint-Bock.
• Profiter de la vie à fond en souriant.
Cinq choses importantes que j’aimerais accomplir d’ici cinq ans :
• Avoir un chalet, travailler dudit chalet et gambader dans le champ situé à l’arrière du chalet.
• Écrire un livre, une ligne, n’importe quoi.
• Voir mon nom inscrit sur la marquise du La Tulipe avec en première partie Emily Haines and The Soft Skeletons.
• Compter deux ou trois tatouages additionnels. Ou plus.
• Profiter de la vie à fond, toujours en souriant.
Cinq choses importantes que j’aimerais accomplir d’ici dix ans :
• Gagner une médaille olympique en cyclisme (ou au cribble).
• Habiter avec Mon Amour (en espérant que ça arrive avant).
• Savoir le Bon Usage par cœur ou la collection complète des Astérix.
• Apprendre une cinquième langue et ne pas l’utiliser comme les deux autres.
• Profiter de la vie à fond encore plus, en souriant toujours plus.
Cinq choses importantes que j’aimerais accomplir avant de mourir :
• Rire de toutes les niaiseries dites, faites, oubliées, plates, drôles, innocentes, fortuites, bref rire de ma vie et réaliser à quel point elle a été remplie, tout en me berçant sur le perron.
• Avoir la capacité de chanter de la façon la plus mitigée possible des bijoux comme Fortune, Versary, Challenger et, of course, Midnight Train to Georgia, en faisant du breakdance avec ma marchette.
• Dépenser le plus d’argent possible dans des choses futiles.
• Vendre ma médaille olympique sur eBay pour me payer le voyage du siècle parce que j’ai tout dépensé dans des choses futiles.
• Enfin, profiter encore de la vie à fond, en souriant de mon plus beau sourire Polident, et en ayant aucun regret.
C’est pas compliqué.
1 comment septembre 27, 2007
doux revers
Tout était parfait. Mais, pas vraiment.
Une bombe venait de m’exploser en plein visage. Encore. Troisième fois en autant de tentatives. Une tentative qui n’en était pas une.
Je me sentais impuissante, telle une abeille qui est déjà pleine de miel et qui a peine à butiner. Inefficacité complète.
Tout avait commencé par un « Il était une fois » anodin. Rien de particulier, simplement une autre histoire qui était vouée à un dénouement exceptionnellement tourmentant. Une défaite. Un échec. Encore. Les idées se bousculent, la paralysie transit mon âme déjà pénétrée par un sentiment de déroute, d’abandon. Je suis complètement absorbée par ma douleur, douce névrose qui me caractérise malheureusement trop bien. Déjà, j’analysais les différentes défaites soulevées dans des moments de pure faiblesse où, incapable de faire face à la réalité, il y a invocation d’une raison quelconque pour se défaire d’une situation.
Il y a la défaite mensongère.
Il y a la défaite concrète.
Il y a la défaite abstraite.
Il y a la défaite qu’on veut pas entendre.
Il y a la défaite qui fait mal.
Il y a la défaite inévitable. Formelle.
Il y a la défaite, l’échec qu’on voudrait oublier.
De la même façon qu’on voudrait oublier les erreurs commises, les actions impulsives, les sentiments erronés. J’ai voulu aimer, j’ai échoué. J’ai voulu changer, j’y suis arrivée mais pas encore assez. J’ai cessé de me poser des questions. La vérité est qu’il y aura toujours une personne blessée.
Jamais deux (blessures) sans trois, indeed.
Mais la troisième fois n’en sera pas une. La fois sera plutôt une fin, la vraie fin. Le temps de passer à autre chose, le temps d’arrêter de s’attarder au passé quand visiblement il ne pourra jamais être changé, contourné, modifié. Cesser de se voir heureux, quand le bonheur est cette abeille pleine de miel et incapable de butiner, d’avancer, de voler. Une pause. Je sentais que je pouvais enfin me tenir immobile sans raison, mais de nouveau, je devais me défiler à la vitesse de l’éclair, emportant avec moi mes souvenirs les plus vifs. Deux ans se sont écoulés depuis la première fois où mes yeux se sont réellement posés sur toi. Le temps passe vite. Trop vite parfois…
Mon émotion a trahi mon impassibilité. Mon échec est de te savoir déjà très loin de moi. Ma défaite est de ne pas avoir été à la hauteur, une fois de plus. Malgré tous les efforts qui n’en sont pas, malgré l’appétit qui m’accapare toujours quand je te vois, malgré une histoire qui a pris une tournure des plus inusitées. Même l’amour sans attache peut parfois devenir une fin en soi.
Prends bien soin de toi Mon Amour.
Add comment septembre 24, 2007
délire
C’est incontestable, ton étincelle éloquente me laisse toujours aussi pantoise.
Dans un monde toujours incertain, d’une mouvance sociétale constante et régulière, tu brilles de tout ton éclat. Tranquillement. Douce réminiscence. C’est impensable d’oublier tout le chemin parcouru, indéniable la fixation qui fait brasiller mon cœur. Émotions hautes en couleur, papillonnement incessant.
Matin incandescent peint d’un pourpre caractéristique d’un début de matinée encore somnolente. La soirée que je venais de vivre me laissait envahie par une chaleur indescriptible. Semblable à un poème qu’on veut relire sans fin. Je venais de traverser le brouillard qui assombrissait mon existence depuis si longtemps. J’y ai mis fin quand tu es entré dans ma vie. Cette nuit. Les nuages se sont dissipés de la même façon que le passé est tombé dans l’oubli. Oublier l’ennui, la déprime. Presque. Dans mon délire pourpré et matinal, je me demandais ce que j’allais devenir sans ta présence spontanée à tout moment de la journée. Ou de la nuit. Depuis des mois, tu es la seule personne capable de stabilité dans mon monde éclaté, tu es ma douce pensée chimérique, mon ultime souvenir que je refuse d’effacer. Mon frisson permanent.
Amitié subjuguée, amour indéfini.
Aujourd’hui… une journée plus froide où je vois la condensation de ma respiration dans l’air fixe. La latence de tes sentiments est une chose échue que je nomme espoir. Mes plus beaux espoirs. C’est de t’avoir. Attendre. Et enfin gagner la bataille contre l’humanité qui n’a aucune pitié. Te garder pour moi, aussi simplement.
Mais tout semble m’abandonner. Si soudainement. Je me suis blessée quand je t’ai quitté ainsi, sans même me retourner. Sans retourner sur mes pas, dans mon passé si proche où je humais tout ton être d’une seule aspiration euphorisante. Je ne peux m’empêcher de penser au vent qui me flatte le dos, aux chuchotements qui m’accompagnent dans mes déplacements. À ton regard que tu posais sur moi au moment où je suis partie. Où j’ai continué de marcher dans la direction opposée, bien malgré moi.
Comment vais-je grandir dans le vent hivernal, quand tu m’as souri dans la brise estivale ? Comment vais-je fuir l’arrivée de l’automne, quand tu m’as reconnue dans le halo printanier ?
Hier est si vif dans mon présent. J’aimerais m’y retrouver. Plutôt que de continuer mon chemin dans une direction opposée, je prendrais ta main et partagerais ma fièvre de toi. Avec toi.
Add comment septembre 20, 2007