Archive for 4 septembre 2007
croyance
C’est tout à fait moi ça.
Quand je m’apprête à écrire un billet, petit ou long tout dépendamment du mood dans lequel je me trouve, je me soumets inconsciemment à un petit rituel. J’aime écrire le soir, l’obscurité permet tant d’interprétation, de concrétisation de rêves et de folies fantaisistes. Abandonnement complet. Purement aléatoire. Ma tête joliment vêtue de ma petite casquette que tu aimes tant, mes lunettes qui me donnent un air de fausse intellectuelle sérieuse, la musique dans ma tête, toujours. Aujourd’hui, c’est Joshua Radin qui m’inspire de sa belle voix transcendante, délicieuse à souhait, une belle voix qui me fait chimériquement gambader dans un champ de tournesols sous le soleil de midi, main dans la main avec Mon Amour. Course effrenée, pieds nus. Sourires naturels. Mutuels. Le tableau qui se dessine sous mes yeux est hallucinant. Cheveux dans le vent, yeux plissés par le beau temps, les beaux moments. Il me fait croire que je suis bien, il me fait croire que j’aime. Penchée sur mes rêves, je les analyse, je comprends ce qu’il me manque pour pouvoir m’évader comme je le souhaiterais. Sans fuir. Et je crois que je vais y arriver. Proximité. Les tournesols m’ont ouvert les yeux. La couleur. Aveuglante. Soleillante. Et sans avoir cherché, j’y suis parvenue : bonheur aveuglant et ensoleillant.
Y commençait à être temps.
Tout ça parce que j’y ai cru, à un moment ou à un autre. Tout comme je crois à mes rêves les plus fous. Frénétiques. Comme je sais que j’aimerais t’entendre bourdonner comme la tonalité d’un téléphone qui est impatient d’être utilisé, de t’appeler. Je soupçonne que les fleurs sauvages poussent sous nos yeux, dans les parcs en plein cœur de la métropole entre deux toussotements d’exhaust. Je crois que l’été se laisse aller quand il a semé le doute parmi les plus incrédules. Je pense aussi que les gens ordinaires ne savent pas qui je suis, qui tu es. Qui nous sommes, ensemble. Ou ce que nous serons. Pis c’est ben correct, parce que je ne sais toujours pas qui je suis, en partie, ou qui tu es et ce que nous serons. Ensemble. Présent en ligne droite imparfaite quand notre parcours futur sera peut-être moins rocailleux. J’y crois. C’est ma nouvelle force, ma superpuissance. La cape au vent, les cheveux en bataille, j’accours, je vole, vers un horizon parsemé de croyances. Les yeux fermés, je fonce sans m’enfoncer, je survole la vie sans me perdre. Parce que je sais que. Enfin.
3 comments septembre 4, 2007