Archive for 7 septembre 2007

aujourd’hui, hier, demain

Aujourd’hui, j’ai envie de folies.
Tout comme hier, j’avais envie de glace au sucre d’érable.
Et demain, je vais avoir envie de la Vie. Grand v, petit i, petit e.
Ça ne se contrôle pas.
C’est avoir envie de.

Oui.

Et aujourd’hui, en regardant par la fenêtre, je me suis dit que c’était comme une histoire d’amour. Encore. Sans banalité. Toujours.
Tout comme hier, en conduisant vers ma retraite laurentienne méritée et préférée, je ne pouvais m’empêcher de penser à toi.
Et demain, je sens que je vais en vouloir plus. Beaucoup plus. Je veux qu’une main, ta main, m’effleure derrière une porte close. Touche tout mon corps, ma peau. Longtemps, avec affection, chaleur, fièvre. Ensorcellement. Et appétit.

Tu m’entends ?
Tu comprends ?

Aujourd’hui, j’étais perdue. Dans ma tête. J’ai retrouvé une vieille photo où tu souriais des yeux. Je la garde dans ma chaussure droite où tout le poids du monde se ramasse, s’agglutine, se mélange. Oui, dans le pied droit. Et un peu dans le gauche, mais pas trop. Je suis déjà assez malagauche comme ça. J’avance de mes deux pieds pesants, mais souriants, vers toi. Bras ouverts, yeux amoureux, cœur battant la chamade.
Tout comme hier, en jouant au golf, mes plus beaux élans, je les ai faits en pensant à toi. Comme un élan de passion sans fin. Permanent.
Et demain, je ne voudrai pas te quitter. Comme tous les matins. Je reviendrai pour te goûter parce que j’en ai jamais assez. M’enfarger dans les marches d’escalier en colimaçon pour partager ma vérité.

Aujourd’hui, je suis dans mon lit, je ne dors pas, mais je suis vraiment fatiguée. Je pense à ton nom, comme dans un jeu, je le devine, je l’épelle, à l’envers, à l’endroit, de travers, n’importe comment. Deux morceaux de robot. Ton visage, difficile à oublier, facile de me voir accoter sur ton épaule. Facile d’imaginer. Oui.
Tout comme hier, déjà, c’était la date de retour. Ton retour. D’un claquement de doigts, l’écharde plantée en plein centre de mon ventricule (le droit) s’est évaporée, comme un mauvais rêve, disparue comme une petite punaise qui fuit l’eau chaude ou qui recherche le tissu afin de s’y blottir, s’y incruster. À jamais.
Et demain, je vais écouter les mots chantés et je t’avouerai de plein gré mon amour, mon éternel sentiment vulgarisé. Le rendre accessible, le simplifier, l’assumer. Tout entier.

Tu m’entends ?
Tu comprends ?

1 comment septembre 7, 2007


 

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