délire
septembre 20, 2007
C’est incontestable, ton étincelle éloquente me laisse toujours aussi pantoise.
Dans un monde toujours incertain, d’une mouvance sociétale constante et régulière, tu brilles de tout ton éclat. Tranquillement. Douce réminiscence. C’est impensable d’oublier tout le chemin parcouru, indéniable la fixation qui fait brasiller mon cœur. Émotions hautes en couleur, papillonnement incessant.
Matin incandescent peint d’un pourpre caractéristique d’un début de matinée encore somnolente. La soirée que je venais de vivre me laissait envahie par une chaleur indescriptible. Semblable à un poème qu’on veut relire sans fin. Je venais de traverser le brouillard qui assombrissait mon existence depuis si longtemps. J’y ai mis fin quand tu es entré dans ma vie. Cette nuit. Les nuages se sont dissipés de la même façon que le passé est tombé dans l’oubli. Oublier l’ennui, la déprime. Presque. Dans mon délire pourpré et matinal, je me demandais ce que j’allais devenir sans ta présence spontanée à tout moment de la journée. Ou de la nuit. Depuis des mois, tu es la seule personne capable de stabilité dans mon monde éclaté, tu es ma douce pensée chimérique, mon ultime souvenir que je refuse d’effacer. Mon frisson permanent.
Amitié subjuguée, amour indéfini.
Aujourd’hui… une journée plus froide où je vois la condensation de ma respiration dans l’air fixe. La latence de tes sentiments est une chose échue que je nomme espoir. Mes plus beaux espoirs. C’est de t’avoir. Attendre. Et enfin gagner la bataille contre l’humanité qui n’a aucune pitié. Te garder pour moi, aussi simplement.
Mais tout semble m’abandonner. Si soudainement. Je me suis blessée quand je t’ai quitté ainsi, sans même me retourner. Sans retourner sur mes pas, dans mon passé si proche où je humais tout ton être d’une seule aspiration euphorisante. Je ne peux m’empêcher de penser au vent qui me flatte le dos, aux chuchotements qui m’accompagnent dans mes déplacements. À ton regard que tu posais sur moi au moment où je suis partie. Où j’ai continué de marcher dans la direction opposée, bien malgré moi.
Comment vais-je grandir dans le vent hivernal, quand tu m’as souri dans la brise estivale ? Comment vais-je fuir l’arrivée de l’automne, quand tu m’as reconnue dans le halo printanier ?
Hier est si vif dans mon présent. J’aimerais m’y retrouver. Plutôt que de continuer mon chemin dans une direction opposée, je prendrais ta main et partagerais ma fièvre de toi. Avec toi.
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