doux revers
septembre 24, 2007
Tout était parfait. Mais, pas vraiment.
Une bombe venait de m’exploser en plein visage. Encore. Troisième fois en autant de tentatives. Une tentative qui n’en était pas une.
Je me sentais impuissante, telle une abeille qui est déjà pleine de miel et qui a peine à butiner. Inefficacité complète.
Tout avait commencé par un « Il était une fois » anodin. Rien de particulier, simplement une autre histoire qui était vouée à un dénouement exceptionnellement tourmentant. Une défaite. Un échec. Encore. Les idées se bousculent, la paralysie transit mon âme déjà pénétrée par un sentiment de déroute, d’abandon. Je suis complètement absorbée par ma douleur, douce névrose qui me caractérise malheureusement trop bien. Déjà, j’analysais les différentes défaites soulevées dans des moments de pure faiblesse où, incapable de faire face à la réalité, il y a invocation d’une raison quelconque pour se défaire d’une situation.
Il y a la défaite mensongère.
Il y a la défaite concrète.
Il y a la défaite abstraite.
Il y a la défaite qu’on veut pas entendre.
Il y a la défaite qui fait mal.
Il y a la défaite inévitable. Formelle.
Il y a la défaite, l’échec qu’on voudrait oublier.
De la même façon qu’on voudrait oublier les erreurs commises, les actions impulsives, les sentiments erronés. J’ai voulu aimer, j’ai échoué. J’ai voulu changer, j’y suis arrivée mais pas encore assez. J’ai cessé de me poser des questions. La vérité est qu’il y aura toujours une personne blessée.
Jamais deux (blessures) sans trois, indeed.
Mais la troisième fois n’en sera pas une. La fois sera plutôt une fin, la vraie fin. Le temps de passer à autre chose, le temps d’arrêter de s’attarder au passé quand visiblement il ne pourra jamais être changé, contourné, modifié. Cesser de se voir heureux, quand le bonheur est cette abeille pleine de miel et incapable de butiner, d’avancer, de voler. Une pause. Je sentais que je pouvais enfin me tenir immobile sans raison, mais de nouveau, je devais me défiler à la vitesse de l’éclair, emportant avec moi mes souvenirs les plus vifs. Deux ans se sont écoulés depuis la première fois où mes yeux se sont réellement posés sur toi. Le temps passe vite. Trop vite parfois…
Mon émotion a trahi mon impassibilité. Mon échec est de te savoir déjà très loin de moi. Ma défaite est de ne pas avoir été à la hauteur, une fois de plus. Malgré tous les efforts qui n’en sont pas, malgré l’appétit qui m’accapare toujours quand je te vois, malgré une histoire qui a pris une tournure des plus inusitées. Même l’amour sans attache peut parfois devenir une fin en soi.
Prends bien soin de toi Mon Amour.
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