Archive for 1 octobre 2007

bilan

Jour pour jour, le 2 octobre 2006…
• Main cassée
• Cœur brisé
• Fiasco émotionnel
• Déambulation de ma rationalité

Un an après, le 2 octobre 2007…
• Main réparée, mais présence inconfortable d’un mal indescriptible
• Cœur patché, mais troué et particulièrement sensible
• Fiasco émotionnel contrôlé
• Rationalité retrouvée pour éventuellement mieux la perdre aux dépens d’une nouvelle rencontre inusitée… encore.

Aucune célébration n’aura lieu. Seul un demi-sourire, mi-figue, mi-raisin, accueillera cet anniversaire noir.

octobre 1, 2007

grisaille

Premier petit nuage gris…
Je me croyais capable de soupirer ton nom à n’importe quel moment. Ce n’était pas le cas. Te revoir me demandait un effort surhumain. Trop de nervosité qui revient à la simple vue de ta splendeur. Trop de sourires à gérer. Trop de moyens à retrouver. Une main effleurée. Je me croyais capable de te mentir, du moins, de faire semblant que je ne pensais plus à toi. La vérité était que tu me hantes toujours autant. Hantise contrôlée, frissons garantis.

Deuxième petit nuage gris…
Je pense à la chanson, mais j’hésite à dire laquelle de peur que tu reconnaisses le refrain. Ou les lilas. Ou la rue. Ou la nuit. Ou la douceur. Ou la peur. La ville entière était devenue muette, immobile; elle écoutait l’écho des baisers volés que deux solitaires amoureux éberlués partageaient. Les moments de frénésie ont fini par faire place à la panique, à l’incertitude. Étrangement, la ville avait pris des airs diaboliques; je ne l’aimais plus cette ville parce que tu y étais, parce que tu la partageais. Je connaissais les règles, je les suivais, je les brisais. Je savais également que je devais essayer. Ce que je ne savais pas, c’était comment te quitter. Sans le regretter. (troisième petit nuage gris…) Chaque fois que je me faisais aveugler par les rayons de soleil qui essayaient de se forger un chemin à travers tes cheveux fins, mon cœur se remettait à battre comme s’il n’y avait aucun lendemain. Aveuglée et essoufflée, je recommençais à divaguer. Mais en vain.

Quatrième petit nuage gris…
Je me suis réveillée ce matin et je me sentais comme quand j’étais toute petite et que la maison était vouée au silence du repos dominical. (cinquième petit nuage gris…) Comme tout le monde dormait et que je n’y voyais que dalle, je retournais me coucher, piteuse. En me glissant dans mon petit lit-bateau, je retrouvais la chaleur dans laquelle j’avais laissé mes draps. Sitôt je m’endormais et souriais. Et ce matin, dans mon grand lit d’adulte, cette chaleur est revenue dans mes draps. C’était toi.

Sixième petit nuage gris…
Les années se sont étirées, les marques se sont effacées. Presque. Même si je ne veux pas l’avouer, je me suis laissée porter sur mon petit nuage alors blanc et duveteux. À reculons, j’avouerai que de m’être retrouvée dans tes bras était une sensation oubliée, j’avouerai que d’avoir profité du goût de cannelle laissé à la dérobée m’a complètement ensorcelée, j’avouerai que d’avoir plongé mes yeux dans les tiens m’a envoûtée. Tu m’as embrassée, j’en ai ri. J’avais les genoux soudainement mous. J’avais oublié (septième petit nuage gris…) à quel point tes baisers étaient fougueux, gourmands. Bons.

Huitième petit nuage gris…
Si c’était à recommencer, je n’hésiterais pas un instant.

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