Archive for 19 octobre 2007
possibilité
Maintenant que tout a été dit, maintenant que tout a été fait, maintenant que les au revoir ont été laissés en suspens, je me questionne sur mon bonheur, et le tien en fait. Ton cou a la même odeur que le sien. Mais le tien sent meilleur.
Comment te sens-tu ?
J’ai envie de m’éclipser, de disparaître pour mieux réapparaître, ailleurs, entourée de gens mystérieux aux parfums différents. Réapparaître sous une autre forme et te tourmenter. J’ai peine à me rappeler la façon dont tu m’aimais, si aimer faisait partie de tes qualités. Trop de secrets gardés, trop de discussions infinies, trop d’amour inachevé. Trop, mais jamais assez.
J’aurais dû t’appeler, mais j’ai attendu. J’aurais dû te parler, mais m’écouter ne faisait pas partie de tes priorités. J’aurais dû m’avancer, mais je me suis arrêtée pour te regarder. Je me tiens au même endroit depuis, immobile, pour ne pas t’effrayer, convaincue que ma chance reviendra. Tu m’avais promis.
Dis-moi ce que tu as à dire, raconte-moi ce que tu tiens enfoui, dissimulé dans un recoin, parle-moi de tes sentiments clandestins que tu n’oses avouer, que tu n’oses espérer. Explique-moi, je t’écouterai. Et si tu crois que je pense encore à toi, je ne te mentirai pas. Et si tu crois que tout mon être t’appartient encore, tu n’as pas tout à fait tort.
Je n’aimerais pas me réveiller en sachant que tu n’es pas là, profondément endormi comme avant. Je n’aimerais pas me réveiller en sachant que je ne suis plus rien pour toi.
Ce matin, tes yeux ensommeillés en disaient long. Et comme cette ville que tu as visitée à mes côtés, tu es rempli de magnifiques contradictions…
Add comment octobre 19, 2007