Archive for 10 février 2008

histoire sans fin

(Back by popular demands)

Tout avait commencé par un sourire. Rien de romantique, rien d’amoureux. Un sourire. Du déjà-vu, toujours aussi apaisant. De tes yeux où j’avais parfois été capable de lire mes passages préférés, je voyais des étoiles, de toutes petites étincelles d’émotions. Des émotions nouvelles, oubliées. Nouvellement oubliées ? Qui sait, peut-être. C’était parfait. Mais troublant. Je pensais à toi, plus intensément. Je savais que nous avions nos différences, mais la complicité. Ah ! Cette complicité si sublime, propre à ce que nous avons été. J’ai vécu trois mois et trois semaines éclectiques, j’ai vécu de nouvelles histoires, ressenti des émotions que jamais je n’aurais cru ressentir puisqu’elles n’en valaient pas la peine, avec des personnes qui n’en valaient pas la peine. Conclusions probantes. Trois mois et trois semaines complètement effacés de mes souvenirs grâce à tes bras, ta présence, ton odeur. La vie s’est arrêtée, cliché je sais, mais j’ai arrêté de respirer quand tes lèvres se sont à nouveau posées sur ma bouche, mon corps. Soudainement, tout était beau, tout était bon. Je respirais la vie, je goûtais le fruit défendu, je te regardais par l’entremise de ma plus belle tendresse. J’avais envie de l’éternité. De toi. Je n’ai jamais su, sauf à cet instant, qu’une personne pouvait me rendre aussi alerte aux petits comme aux grands plaisirs. Chastes, charnels, lascifs, purs. Éternels. Sentiments bouleversants, abandon total. À cet instant précis, jamais je n’avais connu ce que c’était que de se sentir obnubilée par une réalité qui n’en sera plus jamais une. Omniprésence d’une nébulosité noire au-dessus de ma tête. De nos têtes. Impossibilité d’en faire abstraction. C’est se poser des questions, c’est de ne jamais obtenir de réponses directes par peur de révéler trop de sentiments, ou pour ne pas s’effrayer soi-même au cas où, pour ne pas dévoiler le « je t’aime » qui traîne au fin fond de notre petit cœur trop souvent blessé. C’est aller à l’encontre de ses propres émotions à cause de la couardise. C’est abuser de trois mots, sans jamais en comprendre l’intérêt, les valeurs, les principes. Toutes ces fois où la nuit commençait ici ou là, où tout ce que nous avions à faire c’était d’oublier nos noms, oublier nos craintes et vivre la passion, ressentir cette pulsion infiniment doucette.

C’est toutes ces fois où j’ai entendu le mensonge du chœur qui scandait en écho dans ma tête Tiens bon ! Tiens bon ! Tiens bon ! C’était moi la fille méchante ou l’entre-deux quand tout ce que je voulais, tout ce que je veux, c’était toi. C’est toi.

Tiens bon ! Tiens bon ! Tiens bon !

J’aurais envie de t’attendre jusqu’à ce que je ne puisse respirer, t’attendre jusqu’à ce que tu finisses ton éternel combat, t’attendre jusqu’à la perfection des temps, t’attendre jusqu’à ce que tu viennes cogner à ma porte, discrètement. Je t’attendrais de toutes les façons possibles et imaginables. Je t’ai fait mon deuil, vois-tu, mais le monde qui m’attend est cruel, impassible des émotions transparentes qui m’affligent, barbare vis-à-vis ma petite personne dénaturée, à la dérive et perdue qui ne sait sur quoi s’enraciner.

Tiens bon ! Tiens bon ! Tiens bon !

Pourquoi était-ce si facile ? Pourquoi est-ce toujours aussi facile en ta présence ? J’aimerais me créer des attentes et me dire jamais deux sans trois… au fin fond de mon petit cœur trop souvent blessé, j’y crois encore à notre bonheur à nous deux.

Tiens bon ! Tiens bon ! Tiens bon ?

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