Archive for septembre 2008
nouveauté
Comme par magie, un sentiment intense s’est fait sentir. Tard hier soir. Ou encore tôt ce matin. Alors que je me laissais baigner dans la luminosité d’une lune si belle, si mythique, je te souriais. Et comme par magie, la lune m’avait éblouie, adoucie. Je m’endormis à tes côtés, bercée par une douce folie, une légèreté de l’âme et une tête allégée des rêves trop lourds et bouleversants à assumer. Autour de nous, une odeur persistait: un mélange de rosée matinale, de lessive, de café chaud et de toasts brûlées. Le confort odorant d’une intimité nouvellement trouvée. Un jour nouveau se levait sur moi, sur toi. Un monde insoupçonné s’ouvrait à nous. Il ne restait plus qu’à profiter des moments incandescents. Garder évidemment le meilleur pour la fin, comme ce vieux cliché. Faire du passé, un passé dans sa globalité. Enfin, tomber pour mieux se relever.
C’était de toute évidence un jour nouveau qui jouait les héros, le début d’une vie à deux où moult réflexions seront partagées, amputées, biaisées et aimées. Un couple inexpérimenté composé d’amoureux néophytes, fiers de l’être, surtout, et anxieux d’embrasser l’euphorie si longtemps gardée intacte, au cas où elle venait à manquer. L’exaltation soulevée par l’autonomie de deux cœurs qui battent l’un pour l’autre, côte à côte, en symbiose. La pureté immaculée de l’image que nous laissions en suspens, la gloire du renouveau. Laissons la folie s’installer. Prenons le temps de nous aimer sans retenue. Assumons les questionnements. Vivons à fond la frivolité sérieuse de ce que nous représentons.
1 comment septembre 23, 2008
si petite soit-elle
« Les petites choses, ces petits riens que tu m’accordes sans lésiner, m’ont prise par surprise. J’ai envie de m’exposer entièrement, sans gêne, j’aurais envie de te montrer tout ce que je suis, mes tripes, mon cœur nerveux qui bat nerveusement, mes pieds qui sont cimentés au sol. J’aurais envie de m’esquiver poliment des inconnus mais de m’approcher de ton regard afin d’attirer toute ton attention avant que tu ne m’échappes. Chaques fois que tu me remarques, tu me retiens fermement en me chuchotant de toutes petites choses gentilles, et j’arrive à peine à croire que tu me parles franchement, que tu me dis de toutes petites choses vraies, qui libèrent à la fois mes pieds bétonnés et mon esprit borné. Mais je ne peux rester debout, bien droite, et me sentir seule, solitaire. Et je ne peux t’oublier; chaque seconde passée en ta présence me rappelle à quel point tu es le mortier capitonné dont j’ai besoin, une sorte de claque duveteuse qui épouse admirablement bien mon visage, un moment magnétique. Jamais je n’abdiquerai, jamais je ne t’abandonnerai. Ou te négligerai. Tu es à moi, que tu le veuilles ou non. »
Add comment septembre 15, 2008
illusions
J’ai voulu rattraper les moments perdus, tenter de penser à tout ce qui s’est déroulé depuis l’écoulement rapide du temps. Trop. Je me suis surprise à penser à ces nuits où nous restions debout à parler de la pluie et du beau temps, principalement. Je n’ai jamais trouvé difficile de garder vivante et vivifiante toute l’émotion que j’éprouve. Mais en quelque part, au beau milieu du chemin, j’ai un peu perdu l’envie de résister. Tout comme nous, ce que nous étions, ce que nous représentions. Quand je me retrouve seule parfois et que je ne sais quoi faire de ma peau, je deviens désemparée et je me surprends à penser au passé. Je rêve que je vois ton visage et je me fais croire que tu es là, devant moi, et que tu me tends une main solide comme une roche, sur laquelle je peux prendre appui. Et à ce moment-là, je me retrouve décontenancée, une fois de plus. Je pensais t’avoir entendu qui chuchotait mon nom, mais en regardant tout autour de moi, je me suis aperçue que j’étais orpheline et isolée. C’est à se demander si je ne devenais pas folle. Je te vois partout où je vais, partout où je ne vais pas, incapable de me débarasser de cette glorifiante image où tu décides enfin de t’abandonner corps et âme dans mes bras tatoués et espiègles de retrouver ton ardente chaleur, longtemps oubliée par obligation.
Il faut que je me réveille, à défaut de trouver la force de résister et de croire que je peux survivre à toute cette obscurité et au vulgaire mensonge que je me raconte, alors que je suis cachée dans mon coin à t’attendre en silence.
Add comment septembre 8, 2008