une seconde
octobre 8, 2008
Elle a rassemblé tout ce qu’elle avait en elle pour crier, jusqu’à s’en épuiser, tout l’air condensé dans ses poumons, tous les aléas avec lesquels elle n’arrivait à composer. Et quand elle s’est retrouvée dehors, assise sous le porche de la maison près de l’escalier tout colimaçonné, elle s’est demandée où elle avait bien pu disparaître. Une seconde, c’est tout ce qu’elle exigeait, pour retrouver le fil de ses pensées, le nœud de ses sentiments. Elle sentait l’abandon, l’exclusion, la brûlure jusque dans ses jambes, un frisson explosif et incandescent à son toucher, tel l’effleurement d’une plume si soyeuse assortie de mille et une échardes. Courir, courir pour se cacher, se cacher. Une seconde, une seule. Et elle pleure, étendue sur le sol, seule, elle se recroqueville sur le moment, se perd dans un étang et attend que la marée s’estompe ou monte. Une seconde, une toute petite pour se déplier et apprécier toute la beauté qu’elle dégage et qu’elle n’a plus sous les yeux, avec elle, dans sa vie.
* soupir *
Elle fait quoi maintenant ?
Entry Filed under: pleine lune. .
2 Comments Add your own
Leave a Comment
Some HTML allowed:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed
1.
unefillecommeca | octobre 9, 2008 at 12:34
Lutter?
2.
lost art | octobre 12, 2008 at 10:40
Merci pour ton mail adorable
Je ne laisse pas souvent de trace non plus, mais saches que te lis toujours avec autant d’admiration.