ivresse
avril 1, 2009
Je ne veux pas être celle qui rit trop fort ou celle qui n’est pas capable d’endurer sa solitude. Je ne tiens pas particulièrement à être cette fille qui appelle à 4 h du mat’ en sachant qu’elle ne répondra pas. Le soleil m’aveugle et encore une fois, je suis restée debout toute la nuit. Étonnement, ce n’est pas la fin que j’avais espérée.
Je me sens invincible dans mon ivresse du moment. Qui a dit que ça prend absolument de l’alcool pour se sentir grisé? L’ivresse d’une vie remplie, d’un petit bonheur, d’un quotidien banal, vous en faites quoi?
Je ne veux pas être cette fille qui comble les silences. La tranquillité m’effraie, elle crie une vérité silencieuse. Et ne me dis pas que nous avons déjà eu cette conversation. Je ne m’en souviens pas.
Je me cherche, sans vraiment regarder. J’aurais envie d’ivresse de vivre, d’ivresse d’oubli. La nuit appel à frais virés, elle me chuchote de venir jouer. Je ne peux pas, je ne veux pas. Oui, je suis à blâmer.
Étonnée?
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