Posts filed under 'éclipse de lune'
rien
cette ville, si magnifique, si vivante, me semble désormais vide et dépourvue de sens. tous ces gens qui m’entourent, qui font partie de ma vie, ne comblent pas la solitude qui m’enveloppe. qu’est-ce que ça donne de tout avoir dans la vie, de posséder des richesses infinies, si la personne aimée n’est plus? il faut toujours repartir à zéro pour retrouver des ailes et la légèreté d’un cœur trop grand…
Add comment novembre 16, 2009
pendant que tu dormais
Pendant que tu dormais, les étoiles brillaient et les ombres bougeaient. Le temps filait, le téléphone sonnait. Le silence régnait jusqu’à ce que la cuisine se mette à chanter sa chanson, son refrain. Pendant que tu dormais, tu tournais et virevoltais toute la nuit, tu agitais les yeux alors que le monde brûlait, le ciel tombait, la terre tremblait. J’étais convaincue que tu l’étais, mais non, tu dormais. Encore. Et tu rêvais. Encore. Tu ignorais le soleil.
Pendant que tu dormais, je tournais et virevoltais, jusqu’à ce que je ferme les yeux, jusqu’à ce que le futur se consume. Pendant que tu dormais, je revécus le jour; l’argent mourut, l’espoir s’estompa, les machines devinrent inutiles et la terre perdit la vue. Le vent se lève d’un sommeil profond, la gravité capture mon amour au vol, l’océan se secoue, les sorcières volent et les sirènes restent pleines de rêves.
Pendant que tu dormais et que tu étais silencieuse, je traversais les murs, je marchais sur la pointe des pieds, j’envoyais tourbillonner la noirceur tôt dans la matinée. Jamais je n’aurai la possibilité de te rattraper, trop profond est ton sommeil. Mes bras sont vains, mon cœur bat trop fort, mon esprit est trop fier pour tirer sa révérence.
Pendant que tu dormais, le temps s’égrenait, tes pensées se replaçaient, tu rêvais en noir et blanc alors que dehors, pleuvaient toutes les couleurs de la nuit. Je reconsidérais les souvenirs, les années, les mers disparues. J’attendais patiemment les devinettes de la nuit que seul le levé du soleil saura résoudre. Tout le monde fait le même rêve, on tombe, on vole, on appelle l’être aimé en vain, on meurt. Mais maintenant, tu es réveillée. Restons ainsi, même s’il n’y a plus de jolies matinées ou de douces journées où se prélasser, où farnienter. Quand tu dors, le soleil brille, les ombres dansent, le temps s’envole, le téléphone sonne. Et il y a le silence que les gens essaient de masquer en chantant. Et quand tu dors, je ne peux faire autrement que de penser à toi.
Add comment août 24, 2009
il fait noir
une étoile est tombée d’un cœur et a atterri dans mes yeux.
déchirés, ils sont devenus.
fort, j’ai crié.
aveugle, je suis restée.
les étoiles, la lune, tout a explosé.
je suis restée dans le noir.
depuis l’inexistence de l’aube et du jour, je vis désormais dans le néant.
à l’ombre d’un cœur, dans l’espoir d’un avenir rassurant.
et dans l’obscurité, j’ai entendu un battement.
j’ai tenté de suivre le rythme apaisant.
mais il s’est arrêté, et dans la noirceur je suis restée.
incertaine, je suis devenue.
j’ai entrepris de capturer les étoiles dans ses yeux afin d’en faire une carte.
d’une certaine façon, je savais que je retrouverais éventuellement mon chemin.
et j’ai entendu son cœur battre; dans le brouillard, elle s’était également réfugiée.
je suis donc restée et j’ai retrouvé un battement régulier, à ses côtés.
juillet 8, 2009