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la vraie vie, à un mot de passe près…
le temps était venu de partir, j’attendais pourtant encore sur le coin, je courais sur place; avec malice, tu t’étais enfuie avec mon âme. j’étais vidée. mais complètement grisée.
combattre la colère, combattre les feuilles, c’était un amour d’automne, les pensées et les moments étaient balayés par le vent, la pluie grise du néant.
attends, un peu. laisse tomber les mensonges en réponses. parle-moi, j’entends encore les chansons des nuits d’été résonnées, les cris estompés par un passé quasi oublié, mais existant.
l’odeur de la mémoire, d’un toucher, une autre excuse viscérale, un autre échec à encaisser, un besoin d’alcool pour y échapper, pour voir la vie du bon côté. le silence est un poids à porter.
essayer de trouver un moment, attendre le bon, mais il ne vient pas. voir ce que l’avenir me réserve, la signification d’un geste, la satisfaction d’avoir accompli un rêve. savourer ce moment, peu importe sa nature, pour enfin trouver un sens à la vie.
Add comment septembre 24, 2009
une journée dans la vie de roxy
La pluie se transforme en nuages et les nuages forment le ciel, un ciel à la dérive au-dessus de nos têtes, un ciel annonciateur de jours meilleurs, un ciel qui permet aux gens de sortir de leur nid douillet et protecteur et qui leur permet de profiter des rayons aveuglants.
Les brins lumineux transpercent silencieusement les corps meurtris, jusqu’au microcosme les plus secrets permettant ainsi la naissance d’une vie nouvelle, d’une réalité concrète.
Et la pluie se met à tomber, et les gens retournent se cacher derrière les murs dressés pour pouvoir résister au combat. Les portes sont barrées à clé, les fenêtres fermées. Barricade muette. Ces gens qui vivent une vie colorée, différente, contraire à une vie hivernale blanche et terne. Dehors il fait froid, chacun s’entoure de ses propres bras. Besoin de personne. Les esprits s’évadent et essayent de repousser le temps afin d’allonger les journées comme si celle d’aujourd’hui ne valait plus la peine d’être vécue.
Elle se dit qu’elle veut une liberté, qu’elle a besoin d’une personne pour lui rappeler, mais qu’elle n’a pas l’énergie pour tout assumer. Elle sait ce dont elle a besoin, parce qu’elle l’a vu, elle l’a vécu et que morceau par morceau, elle veut reconstituer le casse-tête de ses aspirations, en toute honnêteté.
Les corps sont à nouveau inoccupés, les visages refermés. L’urgence de retrouver une peau, le rythme du sang qui bat dans les tempes, des images, le reflet temporel d’un calme où même les horloges se sont arrêtées. Aucune personne ne se soucie des cris, des vociférations bruyantes de la nuit.
Ce qui est important pour l’un, ne l’est assurément pas pour l’autre.
Ce qui est important pour moi, ne l’est assurément pas pour elle.
Ce qui est important pour elle, ne l’est assurément pas pour moi.
Ce qui est important pour elle, ne l’est assurément pas pour eux.
Et ce qui est important pour eux, ne change absolument rien en fait.
juillet 14, 2009
mal.
Depuis longtemps déjà, la nuit était nuit. Je la regardais dormir. Si paisible. Si heureuse. Recroquevillée sur elle-même, mais ouverte au monde entier. Elle brillait dans son sommeil. Nous nous étions chicanées, pour rien. C’était une habitude que nous avions développée, un réflexe. Nous sortions nos bâtons et nos feuilles pour se picosser et s’écrire, mais c’était peine perdue. Nous étions nos propres ennemies.
Décidément, y a des choses qui ne changeront jamais.
Et y a des réactions qui transforment.
Je ne m’y en attendais pas. Du moins, pas d’elle.
Nous avions traversé l’Atlantique, nous avions exploré le monde et nous avions vu tout ce qu’il y avait à voir. Nous avions nettoyé nos plaies; les cicatrices étaient à peine visibles. Par solidarité, nous boycottions la saccharine, l’eau et le sel. Vivre d’alcool et de miel frais et faire des siestes, tel avait été notre leitmotiv que nous prenions plaisir à beugler à tue-tête dans les rues de Barcelone.
L’amour est cette chose étrange que seul le cœur peut guérir.
L’amour avait été un jeu idiot qu’elle avait choisi de jouer.
Parfois, on reçoit ce qu’on avait secrètement souhaité.
Et parfois, non.
Et depuis ce matin, je craindrai toujours de tomber amoureuse.
mars 16, 2009