défi

voilà qu’elle se retrouvait aveuglée, les yeux pétillants, le cœur battant.
comme intoxiquée. et éblouie.
les papillons qui virevoltaient devant ses yeux, ailes contre ailes, défiaient les probabilités.
comme droguée, elle planait.
l’osmose préétablie était palpable.
en suspension dans la Voie lactée, ses papillons dansaient la réciprocité.

elle avait été une romantique pendant si longtemps.
mais tout ce qu’elle avait ressenti jusqu’à maintenant était ses chansons d’amour qu’elle sifflait.

« je te mets au défi, laisse-toi aller, juste un instant, une éternité », lui dit-elle, rêveuse.

les doux frissons qu’elle ressentait,
estompaient les cœurs brisés et frigorifiés du passé.
et comme sous l’emprise d’une nouvelle drogue, l’inconnu,
une montée d’adrénaline n’est pas assez.
elle voulait se sentir enflammée, rougir.
désirée.
à ses côtés, c’est ainsi qu’elle se sentait.
et quand elle plongeait ses yeux dans les siens,
elle lui sifflait toutes ces chansons d’amour en espérant qu’elle saisisse l’importance du moment.

la danse des papillons.
la magie d’un défi.

janvier 13, 2017 at 3:48 Laisser un commentaire

rêveuse

immobile dans un jardin, entourée de fleurs sauvages et solitaires, je me sentais retomber en enfance. je revoyais les ombres qui avaient bercé ma petite chambre rose et blanc, ces ombres qui avaient habité mes pensées pendant si longtemps. mais comme tu sais, après l’ascension vient la chute d’une brillante jeunesse qui joue à faire le mort avec la réalité. et la Lune. cette Lune qui poursuit et qui fait rêver.

toute petite, tu n’étais qu’un fantôme qui me volait mes amis et me laissait seule. mais j’ai grandi. dis-moi, je vais où ? et je fais quoi ? maintenant que mon visage repose dans le creux de tes mains et que mes jambes peinent à soutenir mon poids du passé, je souhaiterais que tu m’écoutes. dans mon entièreté, dans mon honnêteté. et mon authenticité.

mes tatouages revêtent une signification silencieuse et douloureuse que je préfère garder enfouie. taire. ma douleur a été abyssale et ma guérison colossale. je ne souhaite aucunement la revivre, tout comme j’hésite à l’oublier. mon avenir est certes prometteur, mais je tiens à garder les deux pieds ancrés dans la réalité plutôt que dans un bloc de béton, dans les profondeurs de mon abysse, ma fosse des Mariannes.

la fin vient à la rencontre d’un nouveau début et je me demande si j’aurai le courage de l’affronter. stoïque et forte. un peu à la manière d’une fleur sauvage, abandonnée dans sa solitude. la seule différence est que j’aimerais être cueillie et qu’on m’accorde une place toute spéciale près d’un cœur et d’une Lune, pour qu’ensemble nous puissions rêver le bonheur.

novembre 15, 2016 at 9:57 Laisser un commentaire

retour

beaucoup d’eau a ruisselé depuis les derniers mots. ou maux.
mais voilà que le besoin d’écriture se fait à nouveau sentir.
pour le meilleur. ou le pire.

décembre 2, 2013 at 5:49 2 commentaires

s.o.s.

Du haut de ton regard réprobateur et méchant, je te questionne :
Comprends-tu que je n’y peux rien?
Comprends-tu que je n’ai d’autres choix?

– Veux-tu partir?
Le sais-tu?
Je peine à rester éveillée.
Pour toi.
Parfois…

– Tu sens l’éloignement?
Tu dois partir?
Le veux-tu?
Le sais-tu?
La vérité me blesse.

– Malade?
Tout cette histoire me rend mal.
Mal de vivre. De respirer. D’être.
Impuissante.
Je n’ai pas ce qu’il faut.
Je ne l’ai plus.
Partie remise?
Je ne peux donner ce que tu mérites.
Seule.
Non, je n’y arrive pas.

– Peut-être un essai de plus?
Encore.
Je suis perdue.
J’ai perdu.
Avant de m’écraser en mille morceaux, je voudrais m’envoler dans le ciel bleu.
Être libre.
Sentir l’air dans mes cheveux blancs.
Sentir chaque pied carré jusqu’à la racine, les sentir se replier.
Sur moi. Sur toi.

–La vérité me blesse.
Et la vie m’apparaît beige.
Décevante. Et transparente.

juin 20, 2011 at 3:41 Laisser un commentaire

nouveauté? oui.

Comme par magie, un sentiment intense s’est fait sentir. Tard hier soir. Ou encore tôt ce matin. Alors que je me laissais baigner dans la luminosité d’une lune si belle, si mythique, je te souriais. Et comme par magie, la lune m’avait éblouie. Adoucie. Je m’endormis à tes côtés, bercée par une douce folie, une légèreté de l’âme et une tête allégée des rêves trop lourds et bouleversants. Autour de nous, une odeur persistait : un mélange de rosée matinale, de lessive, de café chaud et de toasts brûlées. Bref, le confort odorant d’une intimité nouvellement trouvée. Un jour nouveau se levait sur moi, sur toi. Un monde insoupçonné s’ouvrait à nous. Il ne restait plus qu’à profiter des moments incandescents. Garder évidemment le meilleur pour la fin, comme ce vieux cliché. Faire du passé, un passé dans sa globalité. Enfin, tomber pour mieux se relever…

C’était de toute évidence un jour nouveau qui jouait les héros, le début d’une vie à deux où moult réflexions seront partagées, amputées, biaisées et aimées. Un couple inexpérimenté composé d’amoureux néophytes, fiers de l’être, surtout, et anxieux d’embrasser l’euphorie si longtemps gardée intacte, au cas où elle venait à manquer. L’exaltation soulevée par l’autonomie de deux cœurs qui battent l’un pour l’autre, côte à côte, en symbiose. Bref, la pureté immaculée de l’image que nous laissions en suspens, la gloire du renouveau… À nous la vie ? Oui.

novembre 3, 2010 at 4:07

comme un bloc

Je pensais savoir ce que je voulais. Je supposais que j’étais bien. Je ne crois pas avoir perdu le sentiment, mais j’ai laissé mes émotions en bloc, obstruant ainsi mes canaux poétiques. C’est de l’amour. Supposément. Mais cet amour n’est-il pas supposé me rendre plus forte, voire aveugle ? Il me fait du mal depuis si longtemps, cet l’amour. Il me moleste, me séduit, me détruit, me sourit puis m’ennuie. Et quel défi, l’honnêteté. Et quelle difficulté que d’apprendre à communiquer. Qui aurait cru que simuler était d’une facilité déconcertante ? Tout ça fait partie de moi, les incompréhensions déchirent mon cœur, les contradictions déguisent parfois mes efforts. Le temps devient éternité, alors que j’aspire à apprendre et à aimer. C’est de l’amour. Décidément. Une partie de moi reste enfouie, cachée, par peur d’être démasquée et de tomber dans l’oubli… Un endroit où elle aurait aimé s’y lover,  attendant patiemment le réchauffement de mes sentiments. Mais dis-moi, la passion est-t-elle un don ou une escroquerie ? Je me le demande, doutant bien de la réponse…

avril 28, 2010 at 7:24 Laisser un commentaire

déjà-vu

Je me demandais ce qui se passait.
Je ne me comprenais plus.
J’étais sous l’emprise de l’angoisse, cette toute petite boule qui venait me couper le souffle et l’inspiration.

L’angoisse d’une présence poétique qu’on ne veut pas perdre.

Une histoire passée où nous nous étions rien promis, sauf un certain respect.
Elle avait été fidèle à ses paroles, mais elle m’avait trahie. Je m’étais enfargée, je m’étais blessée. Plusieurs mois se sont écoulés avant que je puisse lui pardonner et l’oublier. Elle est partie en annonçant son départ ; elle n’est plus jamais revenue. C’était pour le mieux.

4 320 heures plus tard, je renais des cendres d’une histoire sans début, milieu ou fin.
Je combats mes instincts naturels afin de laisser le temps faire son œuvre.
Je retiens mon respire, sa compagnie m’enchante. Mais j’ai peur.
Peur de tomber amoureuse.

Et je me sens présentement dans une situation de déjà-vu. J’ai pas envie de revivre une autre déception en si peu de temps. Pas envie d’avoir le cœur essoufflé et meurtri. Et ce sentiment de déjà vu m’indique que c’est probablement ce qui va arriver… Je m’en veux d’être encore tombée dans le piège de la naïveté. Zut.

(déjà-vu sur fond de hanging high – lykke li)

mars 16, 2010 at 3:50

Articles précédents


mars 2017
L M M J V S D
« Jan    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031